je suis tu es

Il était une fois Bach, Satie et d’autres. leurs notes, une réelle passion naissant d’un besoin de sagesse, de pause hommes, de pause jack, de pause tout court. et chaque fois, à l’écoute d’un pianiste de musique classique sur scène, les larmes retenues, l’obsession comme une prison. music : Greg Pastant

https://www.youtube.com/watch?v=-bJRM4gs85g
musique
♫♫ solo guitare de Greg at the end of the song
soie

je suis ta cravate de soie qui m’enroule dans tous mes états. je suis tes cheveux poivre et sel qui m’ensorcèlent. je suis ton costume noir cousu de fils de tes sens.
ce soir, sois en moi incessamment, sinon je meurs
délivre-moi de mes obsessions masculines

je suis les mains sur l’ivoire de ton instrument. je suis tes yeux aussi noirs que les touches de ton piano. je suis le son vibrant de ton écriture, en tierce majeure.
ce soir, sois en moi incessamment, sinon je meurs
délivre-moi de mes obsessions masculines

tu es ma robe rouge me serrant d’éclats couleur blanche. tu es le son de mes talons aiguilles te transperçant la peau. tu es le décolleté de mes sourires envahissant le vide.
ce soir, sois en moi incessamment, sinon je meurs
délivre-moi de mes obsessions masculines
ce soir, tu es, je suis.

je suis dans tous mes états enroulée dans ta cravate de soie. je suis le sel et le poivre qui ensorcèlent tes cheveux. je suis les fils de tes sens cousus dans ton costume noir.
ce soir, sois en moi incessamment, sinon je meurs
délivre-moi de mes obsessions masculines

je suis ton instrument sur l’ivoire de tes mains. je suis les touches de ton piano aussi noirs que tes yeux. je suis ton écriture vibrante d’un son en tierce majeure.
ce soir, sois en moi incessamment, sinon je meurs
délivre-moi de mes obsessions masculines

tu es mon éclat couleur blanche serrant ma robe rouge. tu es le son de ma peau transperçant mes talons aiguilles. tu es mon sourire envahissant le décolleté du vide.
ce soir, sois en moi incessamment, sinon je meurs
délivre-moi de mes obsessions masculines
ce soir, tu es, je suis.

la femme en creux

♫♫ la femme en creux

SansTitre_0002

inspiré d’aucun homme   music : olivier Keriven

Et pleure la femme en creux suçant son doigt sous la lune même de jour parce que le soleil ne réchauffe que les peaux et en dessous se cache un placard rempli d’alcool à moitié nu puis s’affale sur un fauteuil défoncé vert car le brin d’herbe a déteint le velours vieilli d’images emprisonnées de son sang de veine à plat elle s’étale sur les mains des hommes en vain en teint d’ombre à se voiler d’envies éventrées saoulée parce que sans le savoir elle veut embrasser le soir jumelé aux services de son état puis se souvient d’un cri éternellement présent ne pas se souvenir et en finir d’une voix de sons sur un rayon filant juste près des loups elle caresse le sauvage et s’envole hors et à l’intérieur sans un bruit fracassant seulement des chaises en vrac des culs dessus des tas d’yeux et puis elle s’assagit en rond creusant son émoi en ferraille dit-on elle se tait. Elle attrape son doigt, puis le suce. Et rit la femme en creux.

sommeil de roses

Il était une fois une de mes plus belles rencontres. celle d’un homme derrière sa toile et son écran ou celle d’une toile derrière un homme et son écran. Devant mon écran, je suis restée inerte extérieurement mais intérieurement excessivement émue par sa toile que j’ai nommé « sommeil de roses ». de Philippe Jozelon. je n’osais pas lui demander de poser des mots sur sa toile. je suis partie dans mon garage avec mon ordi pour m’imprégner de sa toile et j’ai laissé aller. Là également je ne pouvais en 3 secondes demander une instrumentation à mon musicien. j’ai allumé synthé et cubase, et je me suis servie de ma voix pour le rythme car mon musicien m’a appris qu’il fallait toujours un rythme pour démarrer une musique, comme la vie.
Après, j’ai timidement osé proposer mon petit chant murmuré à Philippe Jozelon. et puis, j’ai eu l’émotion d’inaugurer avec deux musiciens une de ses expositions à Ménilmontant. j’avais choisi les textes les plus collants à ses toiles.

Il m’a offert sa toile, et c’est bien plus qu’une rose pour moi.

Philippe jozelon ♫♫ sommeil de roses
toile de Philippe Jozelon, homme peignant une toile inspirante à mes yeux. music et text : odkali

Prisonnier d’éros encerclé de roses sombres
Je m’ensommeille dans ce crâne

Ne plus jamais penser aimer

Une à une, j’ai arraché les épines
De ces femmes masculines
Comme une larme sans pleurs
Je les ai érigées en armée transperçante
Ma peau s’est offerte aux pointes lacérantes
Comme une fleur sans odeur

Prisonnier d’éros encerclé de roses sombres
Je m’ensommeille dans ce crâne

Ne plus jamais penser aimer

Une à une, j’ai peint mes profondeurs
De mille blancheurs
Comme une toile sans voleur
Je me suis étendu lentement
Mes veines ont prié l’éclatement
Comme une femme sans lune

Prisonnier d’éros encerclé de roses sombres
Je m’ensommeille dans ce crâne

Ne plus jamais penser aimer

Une à une, j’ai effacé mes pensées
Dans ces limbes enfermées
Comme un repos sans âme
Je me suis replié silencieusement
Mon sang s’est livré sagement
Comme un homme sans femme

Ne plus jamais penser aimer

Mon anonyme en exil

Il était une fois simplement moi et seule, légèrement au bord de la folie de la solitude, pourtant… anorexie et boulimie m’ont vicieusement accompagnée pendant quelques années, le temps de me réduire en miettes. miettes de nuit sur mes draps rouges et bouteilles de lait à l’infini et le jour : rien. les week end sans enfants enfermée dans mon garage près de mes amants, micro, jack… j’ai recollé depuis mes miettes non sans mal mais avec des amis, la tâche devient moins lourde. je me suis sevrée de mon garage, du lait et des miettes. enfin presque. cet anonyme reste anonyme.

♫♫ Mon anonyme en exil

anonyme

« mon anonyme en exil » music : ..Eternal Blue Moon……

Parler d’amour futile soit-il …ainsi soit-il mon anonyme en exil
.. ..
.. ..
Expressément censuré le rêve de toi, mon anonyme en exil
Synonymes éclatés au rebord des mes larmes naissantes
Je m’exige en forme de chasteté indestructible
Exclusivité du temps
Je tends la corde de mon cœur anorexique
A me tordre de mille excuses enfantines
J’exhausse mes délires de solitudes à l’extrême
.. ..
Mon anonyme en exil
Je m’affale devant la certitude de mon inexistence
Tu es celui que j’aimerai en excellence
Je peux sembler être femme rien que pour toi et pour tout
.. ..
Exclusivement rien je suis pour rien au monde
Homonymes détrompés à l’insu de mes joies mourantes
Je t’exige en forme de créateur de formes
Exclusivité du tant
Je coupe les envies de ma langue boulimique
A me dresser d’une infime survie
J’exhale tes intimités du seul vice à aimer
.. ..
Mon anonyme ainsi tu es
Je vole au bord de ton excès
Je suis celle que tu
.. ..
Intensément libre d’un son enchaîné
Anonyme exilé, mon amour
Je t’invente en il, détournement de sens
Point de suspension du temps
Je vomis l’unanimité du sans unique
A me gaver d’un ultime défi de toi
J’exhume mes folies cérébrales aigries
.. ..
Mon anonyme en exil
Ainsi je ne suis rien qu’une image
Je t’aurais aimé au-delà de l’absence
Tu aurais été celui
.. ..
Atrocement ivre d’un vide carcéral
Homicide désarmé d’une âme en soie
Je te déchire en mille cris solitaires
Point de suspension du tant
Je tue il
A nous
Je m’exécute sur la place, je suis femme impublique

Avaler ton portrait

Il était une fois un homme derrière son écran, comme moi. Il est arrivé un samedi toujours sans enfants, proposant son toucher de clavier piano pour construire une musique et moi des mots. il est arrivé avec son visage si rare, un teint très pâle, blanc, transcucide et aucune ride pour casser ce blanc. il se nommait « Icing Sugar », ce nom lui collait à la peau. Il était habillé très homme pour son âge, il était très beau et m’impressionnait. nous avons commencé notre duo et au fur et à mesure les mots et les notes venaient. nous nous sommes quittés émus au dernier mot, à la dernière note. plus tard nous avons joué « avaler ton portrait » sur scène, j’aimais l’écouter, lui. nous nous sommes revus, mais mes rides ne collait pas sur son visage rare.

♫♫ avaler ton portrait enregistré dans mon garage où rien ne ressemble à un garage.

Dévaler la pente d’un sourire bleu et s’approcher au coin rougi d’intimidité
Poursuivre le regard d’une lèvre noire et s’effleurer d’une ride en creux d’irréalité
Accentuer l’univers du fond pâle de ces peaux et s’accrocher d’une mèche en ballade solitaire
Visage enduit d’un vernis d’ange, dissous l’âge de ces peines
Blancheur extrême, dégradé en noirceur

Avaler l’image de ces joues floues et s’allonger au reflet vibrant de ces silences
Souffler le miroir de ces yeux avides et divaguer au rayon plein de mes rondeurs
Inspirer l’icône de ces fossettes lumineuses et s’insérer à l’éclat de ces nuances
Visage enduit d’un vernis d’ange, dissous l’âge de ces peines
Blancheur extrême, dégradé en noirceur
Dévaler la brume des larmes
Poursuivre l’ombre de ces sourires
Accentuer l’or de ces rides
Avaler les nuages de ces portraits

Toutes ouïes béantes

Il était une fois Rémi Karnauch, auteur offreur de mots. Je suis arrivée chez lui à paris un 13 juillet (de l’année je ne sais plus) pour choisir un texte et le mettre en voix et sons. Un immense ancien et bel appartement. dans la pièce principale une table de travail comme je les aime, des dico, des manuscrits. il est correcteur dans une grande maison d’édition. nous nous sommes installés dans sa chambre, là où l’ordinateur était posé, et nous avons parcouru des centaines de textes. tous touchants, mais peut-être cette configuration : lit, chaise, table, ordi me perturbait, surtout le lit, je ne pouvais choisir. C’était un 13 juillet, je ne pouvais plus repartir chez moi le soir, je suis très peureuse des fameux pétards ou peut-être je ne voulais pas partir. je suis partie le lendemain…
3 jours plus tard, j’ai reçu par mail ce texte, « toutes ouïes béantes ». J’ai lu, J’ai pleuré, avec majuscules. je ne pouvais pas demander à mon musicien de venir sur l’heure me composer une instru alors je me suis servie du net et de ces bouts de samples en gratuit. je suis restée toute la journée et soirée à enregistrer, à l’époque sur un ordi avec carte son pourrie et pas de cubase, et pas de sono et micro bas de gamme. C’était un samedi sans enfants, heureusement.
Plus tard, j’ai écrit « l’enfant poussière » en pensant à Rémi, juste pour la poussière et la folie et « l’hommage », dans écrits roses où vous pouvez me demander le mot de passe (je ne voulais pas que de l’enfantin soit mêlé à mes pensées volages).

.. ..

♫♫ Toutes ouïes béantes en écoute

noel 11

J’écoute ta voix tout ouies béantes
J’évoque sans fin ce qui me hante
La nuit s’avance comme un cargot
J’ai le cœur gros mais j’imagine
Oh oui
Oh oui

Je laisse aller tous mes désirs
Aux sortilèges comme Mélusine
Dans les roseaux je m’recroqu’ville
Du bout des doigts je te dessine
Oh oui
Oh oui

Je m’laisse couler tout ouïes béates
Quand tu m’visites oh certains soirs
Ganté de chair quand tu écartes
Ma peau béante qui te fait place
Oh oui
Oh oui

Je m’ensommeille tout ouïes béantes
Obstacle soyeux où tu t’enfonces
Tout absorbée quand je m’efface
Les yeux ouverts ou d’un bleu sombre
Oh oui
Oh oui

Chaque fois qu’au fond je me dépose
Cicatrisant mes plaies sans cause
Ouvertes sans fin par un sanglot
Je suis à vif je suis à toi
Oh oui / Oh oui

Au p’tit matin d’un rêve d’amour
Tu n’es pas v’nu frôler ma peau
River mon corps d’attaches fines
Comme une nacelle à un oiseau
Pourquoi
Pourquoi
Volant si loin mais retenue
Par une caresse un mot ténu
Criant tout doux sous cette emprise
Je suis toute nue quelle surprise
Oh oui
Oh oui

Ton souffle rare monte jusqu’ aux cieux
Je m’tais tout l’temps parmi tous ceux
Qui parlent en douce de ce tourment
De n’rien savoir de mon amant
Oh oui
Oh oui

Tu peux parler je t’écoute pas
Je t’aime tellement les ouïes béantes
Tu peux parler je t’écoute pas
Je t’aime tellement et je t’attends
Tu peux parler je t’écoute pas
Tu peux parler je t’écoute pas
Oh oui
Oh oui

Le choix de ta chair

Il était une fois toujours un homme, fortement léger en la matière chair de la façon libertin au sens premier du mot et second parfois. j’étais partie entourée de mes enfants dans un temps appelé « vacances ». avec encore dans mes pensées profondes cet homme. armée d’un dico, j’ai joué à un jeu de con, celui de fabriquer un texte avec cette syllabe et bien entendu et écouté, relatant les effets de cet homme sur moi. revenus (et oui pas de e au verbe revenir, j’ai un fils parmi mes deux filles) en un temps nommé « la rentrée », un week end toujours sans enfants, j’ai eu le temps cette fois-ci de demander à mon musicien une instrumentation d’un genre plus rock que planant. donc music d’Olivier Keriven à la guitare, bass, percu …
et clin d’œil à mon saxo préféré.

♫♫ attention, version hard vers la fin, le choix de ta chair
Ma main contourne ton cou

Afin de se poser sur ta nuque

Ta queue de cheval dessous

Laissant glisser ton foulard de soie

Le long de ta colonne en émoi

Je t’en conjure, chère concubine, laisse-moi le choix de ta chair

Eunuque,

Je ne suis guère

Puis ma main fait demi-tour

Afin de se placer à l’entrée de ton chemisier

Sur ton cœur de velours

Laissant sauter tes deux jolis boutons

D’une légère pression.

Je t’en confesse, chère concubine, l’effet du choix de ta chair

Emasculé,

Je ne suis guère.

En un tour de main

Afin d’encenser tes contours si doux

Je te découvre de tes dessous

Laissant couvrir de ton parfum

Mes sens à fleurs de peau

Je te confirme, chère concubine, l’effet sur mon cœur, du choix de ta chair

Escroc

Je ne suis guère

Alors ma main se détourne de ton être

Afin d’enchérir l’essence de nos envies à naître

Je la remplace par un regard

Laissant le temps d’un double accord

De nos simples corps

Consens-tu, chère concubine, le choix de ta chair

Avare

Je ne suis guère

En un éclair, descente de ta fermeture bruissante

Afin de jouir de l’excès de  ton indécence ravissante

J’ôte ce démon de pantalon de fer

Laissant au sein de ta culotte, les degrés de l’enfer

Raviver le fond de mes pensées

Condamnes-tu, chère concubine, sur ton cœur en fraîcheur, le choix de ta chair ?

Asexué

Je ne suis guère

Avec tact, mes mains pleines de vie

Afin de pénétrer tes abîmes sous tes reins

Déroulent ton tissu orphelin

Laissant pointer tes rondes symétries

Vers ma ligne directrice

En es tu convaincue, chère concubine, de l’effet sur mon corps en chaleur, du choix de ta chair ?

Factice

Tu n’es guère.

Agonisez-moi

Il était une fois un homme prénommé « agonie 756 ». jeune professeur de français, atteint de la maladie de l’écriture sublimatoire. et paraissant, dixit mes amis, l’ayant vu 2 heures à un concert, étrange et quelque peu vicieux. homme très attachant je trouvais et trouve toujours. après le concert, lui et moi sommes allés dans mon garage, je me suis mis laborieusement aux commandes. quelques sons, quelques verres, quelques regards, quelques pistes. lui était au micro, je voulais qu’il murmure car ce qu’il composait de sa voix et sons étaient habituellement des cris. le chant se trouve toujours sur l’ordi. ensuite j’ai écrit « agonisez-moi » en son souvenir.
ce qu’il saura peut-être un jour, c’est que vers minuit ce soir-là nous avions reçu la visite d’une amie l’ayant vu au concert, elle était accompagnée de son frère tenant derrière lui une batte de base ball au cas où j’étais en danger.

ciel

♫♫ sons ici
homme virtuel de poésie coupée, lui-même en ce sens, le toucher d’indécence. music : Gozer et Darius et la voix féminine du refrain : Jaizam

Agonisez-moi

Etes-vous ombre exquise se prélassant dans mes ténébreuses profondeurs
Enlacez-moi de votre noirceur
Etes-vous lumière fatale m’embellissant dans mon obscurité divine
Caressez-moi de votre épine

Agonisez-moi

Arrachez-moi les yeux qui me séparent de votre regard
Coupez-moi la main pour l’attacher à votre alliance
Brûlez-moi le cœur qu’il s’ébatte dans votre dard
Déchirez ma peau pour l’enduire de vos sens

suis-je souffle sombre m’évanouissant devant votre langue antique
Je vous embrasse de ma pâleur
Suis-je vide illuminé m’éclipsant devant votre virtuelle froideur
Je vous caresse de mon éthique

Agonisez-moi

Sommes-nous des ombres fatales
Sommes-nous des souffles antiques
Sommes-nous des profondeurs exquises

Ad Libitum

Ad libitum

un défilé de voix féminines en désarroi

et lui, enfermé dans sa chemise en soie

et lui, caressant son alliance

expirant au temps des notes perdues

éloge vibrant d’une disparue

harmonie d’une dissonance

Elle, se balançant au pied du micro,

force ses aigus d’un décolleté haut de gamme

soulève sa membrane d’un léger vibrato

s’accroche à demi-ton au dessus de ses charmes

et lui, s’imprègne d’une larme en solo

Elle, image féminine

et lui, assis aux silences de ses altérations

et lui, enfermé derrière son alliance

à la portée de sa démesure masculine

suspend sa figure d’abstinence

émotions au diapason

Elle, frôlant de ses lèvres les lignes des mots

frappe le sol de ce duo de talons diaboliques

balade le fil des interdits au passage de sa peau

joue d’un mouvement de son corps privé d’éthique

et lui, et lui, et lui, et lui,  seul en écho

Elle, juste une voix féminine

et lui, assis aux commandes de ses sens

et lui, caressant sa chemise en soie blanche

aspirant au timbre de son élégance

s’illumine d’une note divine

et lui, d’un accord majeur, s’épanche

ad libitum

abraço tambien

berceuse d’un soir, prévoyez d’écouter Nirvana ensuite
♫♫ Abraço tambièn
 
homme virtuel instants passion ailée homme réel tâché. music : Subri
levres

Abraço tambièn

Mélange embrasé de langues

Monte, monte le son

Décadence-moi

Je te homme

Abraço

 

J’encense la dernière gorgée de sons

Et je lève ma première pensée à la volée

Hallucinations

Le flou de ta peau éclaire le fard de mes joues

 

J’enlace dernière prise de ton visage

Et je baisse mon regard à ton égard

Imagination

Le sourire de ta bouche brûle l’ombre de mes yeux

Abraço tambien

 

J’encense la dernière gorgée de sons

Mélange embrasé de langues

Monte, monte le son

Décadence-moi

Je te

Je te homme

Abraço tambièn

 

J’embrase l’ultime son de ta main

Et j’efface ma décence devant ton souffle

Inspiration

La loi de ton corps dresse les lignes de mes rondeurs

 

Abraço tambièn

J’enlace dernière prise de ton visage

Hallucinations

J’enlace dernière prise de ton visage

Mélange embrasé de langues

Monte, monte le son

Décadence-moi

Je te

Je te homme

 

Décadence-moi

 

J’embrase l’ultime son de ta main