putain

« Putain »

c’est le titre.
18 ans de messe.
Notre Père et Je vous salue Marie revisités par mes soins.
Un enregistrement antique, le lien :  putain

Nos pères, nos hommes, nos fils qui êtes aux cieux
Par ces guerres, vos corps sacrifiés
Que vos noms soient sanctifiés
Que le règne de la paix vienne
Que votre empreinte soit laissée sur la terre comme au ciel

Nos pères, nos hommes, nos fils qui êtes aux cieux
Par ces guerres, vos âmes sacrifiées
Donnez-nous aujourd’hui notre espoir de ce jour
Ne pardonnez pas nos offenses
Comme nous ne pardonnons pas,
A ceux qui nous ont offensés, torturés, tués

Nos pères, nos hommes, nos fils qui êtes aux cieux
Par ces guerres, vos esprits sacrifiés
Ne nous soumettez pas à la tentation de la vengeance
Mais délivrez-nous de la violence

Putain

Nous vous saluons, mères, femmes, filles pleines de grâce
Par ces guerres, vos corps esseulés
Vous êtes bénies entre toutes les femmes et le courage,
Fruit de vos entrailles est béni

Mères, femmes, filles pleines de grâce
Par ces guerres, vos âmes esseulées
Sainte guerre, guerre de Dieu, putain de guerre
Juste la guerre

Nous vous saluons, mères, femmes, filles pleines de grâce
Par ces guerres, vos esprits esseulés
Ne priez pas pour nous pauvres pêcheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Putain

liberté égalité fraternité

 

Liberté, premier mot de la devise républicaine, la liberté.

La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. Elle a pour principe la nature, pour règle la justice, pour sauvegarde la loi.

Eau lucide, enfouie sous la boue noire du pouvoir, que l’océan de liberté déborde sur la rondeur de notre planète.

Peuple sans territoire compacte, les Roms n’ont jamais eu de revendications territoriales, mais sont liés par une conscience identitaire, une origine, une culture et une langue commune. Le mot rom vient du sanscrit « domba »qui signifiait artiste, artisan, qui créé de son esprit, de ses mains.

Egalité, deuxième mot de la devise républicaine, l’égalité. Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi. L’égalité n’admet aucune distinction de naissance, aucune hérédité de pouvoir.

Rayons de feu enlacés de fer, brillant de haine, que les volcans de l’égalité se réveillent et brûlent les chemins de l’argent.

Tous les régimes totalitaires ont commencé par mettre en prison les opposants politiques pour dégager le terrain. Ensuite, ils s’en prirent aux populations « faibles », qui n’ont plus le droit de vivre dans un état « fort », les fous, les handicapés physiques et les roms. La première chose consiste à désigner ces populations collectivement puis à déchoir ces gens de leur nationalité. Ensuite, les criminaliser.

Fraternité, troisième de la devise républicaine, la fraternité. Ne faites as à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fit, faites constamment aux autres le bien que vous voudriez recevoir.

Soleil bleu de notre terre de honte, que les vents de la fraternité se déchaînent et emportent la paix de nos conscience.

Les régimes fascistes entendent faire de la nation une communauté unique rassemblée derrière un seul homme. rejetant les droits de l’homme, ils s’accompagnent d’un état policier fort et sécuritaire, de méfiance envers les étrangers et d’une politique réactionnaire. Les racistes d’état savent qu’ils sont impunis.

Liberté, égalité, fraternité. N’oubliez pas ces trois mots de la devise républicaine, monsieur le président de notre république.

Je déclare la déchéance de nationalité à ce président de notre république.

 

 

 

 

 

 

le non éloge

 

A tous ces pourris, la gueule ouverte de mots de bois
je lève mon verre de colère
trinquent les sans-abri errant de pavé choc en carton chic
attendant de crever la gueule fermée

A tous ces pourris, les bras ouverts d’armes d’acier
je lève mon verre d’un doigt d’honneur
trinquent les mômes orphelins, les veuves errant de corps choqués en âme pillées
attendant de pleurer les prochains morts

A tous ces pourris, le coeur ouvert d’images endiablées
je lève mon verre d’un poing de rage
trinquent les sans-papiers errant de sols hostiles en terres instables
attendant de souffrir d’un exil incessant

A tous ces pourris, je lève mon verre d’un non-éloge

 

Rivalités de rives

Rivalité de rives

 

 

Rives antiques honorées

Gouttes envoûtées par ces nymphes guérisseuses :

Naïades protectrices

Gouttes enviées longeant le pas des ces hommes offrant :

Agneau, vin, miel en sacrifice

Gouttes vénérées par conseil d’Hésiode

Et mains lavées de cette eau aimable et blanche

avant toute traversée

 

 

Rives actuelles déshonorées

Gouttes souillées par des statues fluides et pleureuses :

Usines déversant

Gouttes en dérive longeant les pas de ces hommes, polluant

Molécules    affligées          sacrifiées

Gouttes foulées aux pieds

Et mains incrustées de tâches inhumaines et grises

 

Rivalité désarmée par le temps

Larmes     salées

Trouble

ondes           amères

courant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dissonnance – harmonie

Dissonance-Harmonie

 

Une ville. Une place. Des pavés.

Une famille. Des parents. Deux femmes.

Sur ces pavés, des lèvres de l’une, s’élève un soupir.

Sur ces pavés, des lèvres de l’autre, perce un éclat de rire.

 

Dissonance-Harmonie

 

Une cité. Deux appartements. Deux pièces.

Une famille. Des parents. Deux petites filles.

Une chambre. Un lit. Un livre d’école.

Des yeux de l’une, gravité des pages noircies de mots.

Des yeux de l’autre, clarté de l’encre sur ces pages blanches.

 

Dissonance-Harmonie

 

D’une pièce, éclatent des cris perçants.

Mélodie d’alcool englouti,

Accordée d’une télé allumée.

Dissonance d’une naissance

 

D’une pièce, s’envolent des chuchotements.

Air de vie enchanteur,

Accentué de notes de gaieté.

Harmonie d’une vie

 

Une ville. Une place. Des pavés.

 

 

dans la peau de l’âme

Texte paru chez Hélices poésie et CD « chansons solaires »

héliopolis

 

Dans la peau de l’âme

Les humains nous devinent immortelles

Nous, peuple des âmes,

Nous avouons notre secret errant

Mais la pensée humaine se méprend :

Nous sommes homme ou femme

Aimez contre destin, désirez à toute volée

Les humains nous affirment éternelles

Dans leurs esprits, nous nous déplaçons

nous déroutons leur unique raison

Nous tissons leurs idées en rond

bousculez l’avenir, marchez contre ordre

Les humains nous imaginent fidèles

Nous échangeons leurs corps en vie

D’un simple coup d’état d’âmes

oubliant sans peine un corps engourdi

détrônez les piliers, armez vous d’âme

Disco politique

feu groupe Ire Tendre avec olivier Keriven and co

Disco Politique

Nous, les marionnettes, crachons de l’acide sur vos discours en tôle

Et nous ondulons de vos mots en plastique

Disco disco politique

Promettez-nous le soleil incessant sur nos nuits de soucis

Mais la lune en furie vous dément

Promettez-nous le ciel pour toit ferme sur nos jours en débris

Mais les nuages sont remplis de larmes sans-abri

Nous, les marionnettes, crachons de l’acide sur vos discours en tôle

Et nous ondulons de vos mots en plastique

Disco disco politique

Promettez-nous la floraison de vos plantes en béton

Mais la terre endurcie nous supplie de l’eau pure

Promettez-nous l’ouverture du barrage de savoir

Mais les vallées de bambins asséchés dénoncent les degrés

où sont les hommes ?

Où sont les hommes ?

Où sont les hommes qui s’épanchent

Laissant leurs cœurs se dénuder

Pour que les femmes s’en éveillent

Et mettent en branle leurs sens ?

 

Où sont les hommes qui se déhanchent

Laissant leurs peaux se libérer

Pour que les femmes s’en émerveillent

Et mettent en branle leurs sens ?

 

Où sont les hommes qui se déboutonnent

Laissant leurs décolletés se dévoiler

Pour que les femmes se penchent

Et mettent en branle leurs sens ?

 

Où sont les hommes qui se bichonnent

Laissant leurs corps se contempler

Pour que les femmes flanchent

Et mettent en branle leurs sens ?

 

Mais qui sont les hommes ?

 

Où sont les femmes qui caressent

Laissant leurs états d’âme se voiler

Pour que les hommes se confessent

Et ne mettent pas sur la touche leurs sens ?

 

Où sont les femmes qui réconfortent

Laissant leurs épaules se développer

Pour que les hommes s’y abandonnent

Et ne mettent pas sur la touche leurs sens ?

 

Où sont les femmes qui impressionnent

Laissant leurs faiblesses s’envoler

Pour que les hommes s’en étonnent

Et ne mettent pas sur la touche leurs sens ?

 

Mais qui sont les femmes ?