la balade de Dame Coeuilly

balade de dame coeuillyle  31 mai et le 1er juin, 7 acteurs de la compagnie A feu et A scène joueront dans le cadre de la fête médiévale à Champigny sur Marne ce petit 30 minutes, je me suis inspirée largement des dialogues de Kaamelot en y ajoutant des pincées de poésie moyen âgeuse :

http://www.medievalesdechampigny.com/

La balade de Dame Coeuilly

Arthur : Fabien – Merlin : Pascal – Perceval : Sylvain – Karadoc : Jones

Guenièvre : Patricia – Morgane : Sandra – Viviane : Mélanie

scène 1 : Karadoc, Arthur et Guenièvre. A la statue du sanglier

Guenièvre est sur la statue du sanglier. Elle récite le début d’un poème, s’y reprend à deux fois (ou plus, histoire d’attirer le public)  :

Guenièvre : Le vent, pareil à l’enfance, se joue de l’arbre moqueur et dame Coeuilly s’envole au creux des feuilles en pleurs… » 

Arthur soupire

Guenièvre: Arthur, Pourquoi vous soupirez ?

Arthur : Non mais c’est le poème, Guenièvre…

Guenièvre : Le poème ? Qu’est-ce qu’il a, le poème ?

Arthur : Il est zéro. Voilà, ce qu’il a.

Guenièvre : Mais je vous en prie, Arthur, éclairez-moi de vos lumières, puisque vous êtes soudainement devenu un expert en beau langage…


Arthur : Guenièvre, Pas besoin de devenir un expert, s’il vous plaît ! « Le vent, pareil à l’enfance, se joue de l’arbre moqueur… » ?


Guenièvre : Oui, et ben ?


Arthur : Eh ben c’est nul. Nul, nul, nul, zéro. « L’arbre moqueur », déjà ; ils peuvent pas s’empêcher de foutre des épithètes à tout ce qui bouge, ces poètes, même à ce qui bouge pas ! « La fleur goguenarde », « L’abeille malicieuse », « Le roseau pliable », « L’ourson rabat-joie ». Et même, des fois, ils le mettent avant le mot, comme ça, ça fait genre : « Le gai souriceau », « Le prompt madrigal », « La frisottée moustache ». (Il lève les yeux au ciel.) Et vous avez déjà vu des feuilles pleurer ?

Guenièvre : bah non, mais c’est une image quoi. (Guenièvre descend du sanglier)Je trouve révoltant de votre part de mettre systématiquement tout en œuvre pour me décourager !


Arthur : Non, mais enfin vous allez pas me dire que c’est pas des conneries ! Est-ce que je vous dis, moi, « Passez-moi la blanche sauce » ? Non ! Est-ce que je vous dis : « Tiens c’est bon, ça, qu’est-ce qu’il y a dedans ? De la hachée viande et des secs raisins ? » ?


Guenièvre : Mais vous ne comprenez rien à rien… C’est une licence poétique !


Arthur : Non, non, non, non, je suis désolé, il y a trop de clampins qui se disent poètes qui sortent la licence poétique dès qu’ils pondent trois vers que personne comprend !

Guenièvre : Mais moi, je suis désolée, je comprends !

Arthur : vous êtes sûre ? !

Guenièvre : En tout cas, ça me dérange pas…

Arthur : Ça vous dérange pas !

Guenièvre : Vous avez peut-être mieux à me proposer ?

Arthur (après avoir soupiré) :

Un temps viendra qui fera dessécher,
Jaunir, flétrir votre épanie fleur ;
Je m’en risse, se tant pusse mâcher,
Las ! mais nenni, ce seroit donc foleur :
Vieil je serai, vous laide, sans couleur ;
Or buvez fort, tant que ru peut courir ;
Ne donnez pas à tous cette douleur,
Sans empirer, un pauvre secourir.

Guenièvre reste bouche bée.

Arthur : A bah oui, là, c’est sûr ! C’est du François Villon, hein, pas du chiquenotte !

Scène 2 :Karadoc, Arthur, Guenièvre, Perceval. Sous un arbre du parc.

Perceval arrive affolé

(déplacement de tous vers le parc, sous un arbre. Guenièvre les suit en prenant dans tous les sens le poème de Villon)

Perceval : Sire, un homme suspect fait circuler une rumeur dans votre seigneurie.

Arthur : Une rumeur de type suspecte qui circule ? Perceval, amène-moi cet énergumène!
Perceval (il crie à la volée) : Halte! Allez me le chercher celui-là!
Karadoc (s’adressant à Perceval) : C’est moi !

Perceval : Karadoc ? C’est toi l’homme suspect ?

Karadoc : Mais non ! C’est moi l’informateur et je dispose d’une information CA-PI-TALE…
Arthur (il interpelle Karadoc) : Parle !
Karadoc : De quoi?…
Perceval : de l’homme suspect ! Allez, parle !

Karadoc : ah, non, je ne sais rien de l’homme. La rumeur oui, mais pas de l’homme.
Arthur (s’adressant à Karadoc) : Mais tu te moques de nous ! Et ta CA PI TA LE information dont tu nous rebas les oreilles ? Parle !

Perceval : Parle !
Karadoc : Mais je le dis à qui là du coup?
Arthur : Parle débile!
Karadoc (en hurlant) : UNE RUMEUR CIRCULE…
Arthur (ébranlé par les hurlements) : Non, non, non, c’est trop, beaucoup trop…
Karadoc : Ah bon? (plus bas) Une rumeur circule dans les bas quartiers. La rumeur évoque l’existence du graal en la tour de Notre Dame de Coeuilly….!
Arthur : Que nous chantes-tu là?

Scène 3 :Karadoc, Arthur, Guenièvre, Perceval, Morgane. Près d’un stand de la place.

Ils aperçoivent Morgane et s’approchent d’elle, vers un stand. Elle chantonne, l’air un peu dans la lune, dans son monde.

Morgane : Près des eaux endormies la muse, assise, lit
Les Judas d’orviétan, triant leurs artifices
D’esquives automnales pourpres de maléfices
Près du lac de glace, l’amusement se lie

Guenièvre (ébahie) : c’est beau ça.

Arthur : quoi ? Qu’est-ce qui est beau encore !

Guenièvre : rien, le poème.

Morgane court vers un autre stand proche.

Arthur : Perceval, va la chercher

Perceval et Karadoc reste perplexe et ne bouge pas.
Perceval 
: C’est celui qu’on cherche ? l’homme suspect qui fait circuler la rumeur ?
Karadoc : c’était la rumeur ou l’homme qui était suspect ?

Perceval : c’était l’homme.

Karadoc : c’était pas la rumeur ?

Perceval : c’est pas toi l’informateur ?

Karadoc : ah si. Mais de toute façon, là, c’est une femme, pas un homme.

Perceval : oui, c’est suspect ça.

Karadoc : très suspect, oui

Arthur : Mais on s’en fiche ! Contre fiche ! Perceval, va me la chercher !

Perceval revient avec Morgane.


Morgane déclame la suite.
Morgane :
Distraite elle s’évade, d’un coulis d’arc en ciel
Effaçant la mort sure de ces monstres hagards
Qui combattent les vers, ensemençant de fiel
Ces niaiseries d’esprit nées d’un jeu de hasard

Perceval (en la secouant un peu) : Parle Morgane ! Que sais-tu de cette rumeur ? Le graal serait dans la chapelle ?

Elle ne répond pas.

Guenièvre (criant) : mais vous allez la laisser tranquille ! Nom d’un sanglier bleu !

Tout le monde se tait.

Arthur : Au fait, qu’est ce qu’il fout, Merlin ?
Karadoc : Qu’est ce que j’en sais, moi ?

Arthur : t’es pas mon informateur ?

Perceval : Quoi ? Tu nous as menti Karadoc, t’es pas son informateur ?

Arthur (levant les yeux au ciel) : j’aurais pu embaucher deux vers de terre, ça aurait fait le même effet.

Karadoc : (à Perceval) si, je suis son informateur, mais (à Arthur) je suis à 80%, vous avez pas voulu m’embaucher à plein temps.

Arthur : ah oui. Comment ça se fait que Merlin ne soit pas venu, vous deviez pas bosser avec lui à chaque mission ?
Karadoc : Si vous croyez que je suis toujours derrière son dos…
Arthur : J’ai demandé à mon enchanteur d’être présent avec toi Karadoc pour chaque mission, y’en a qu’un seul qui est présent. Vous êtes pas censés collaborer ?
Karadoc : Ah mais, on collabore, un peu chacun de notre côté, c’est mieux.
Perceval : Mais attendez, il était bien au courant Merlin qu’il fallait venir ?
Karadoc : Ah ben, j’suppose…
Arthur : Vous en avez pas parlé ?
Karadoc : Si, quand on a reçu le message.
Perceval : Et ben, où il est ?
Karadoc : Nan mais, j’ai pas voulu le déranger dans ses travaux. Je lui ai dit : « Vous inquiétez pas, je vais y aller tout seul, restez bosser tranquille. »
Arthur : Vous êtes sûr que c’est ça que vous lui avez dit ?
Karadoc : Nan, je… je lui ai dit qu’on avait pas besoin d’un débile d’herboriste pour rechercher le graal et qu’il valait mieux qu’il glande à l’abri plutôt que de nous casser les pieds sur le terrain.

Arthur : trois vers de terre tout compte fait.

Guenièvre : moi je sais où il est Merlin.

Arthur : ah oui, et où ?

Guenièvre : je vous le dirai pas. Sauf si

Arthur : sauf si quoi ? Si j’admets que les fleurs pleurent ?

Guenièvre : oui, entre autres et si vous me laissez déclamer devant les autres.

Arthur : pourquoi ?

Guenièvre : pour avoir du public qui comprend.

Arthur : d’accord, mais dépêchez-vous.

Guenièvre : Morgane, venez, allons là-bas près des gentes dames, je sais que vous me comprendrez, vous.

(elle amène toute la troupe vers un autre stand où se trouve Merlin et Viviane)

Scène 4 : Karadoc, Arthur, Guenièvre, Perceval, Morgane, Merlin, Viviane. Près d’un stand de la place.

Guenièvre :

En grave émoi et (Guenièvre a un trou de mémoire) mince, j’ai oublié.

(soulagement d’Arthur)

Viviane : se levant déclame à sa place :

et grave inquiétude ils ont mis mon cœur et aussi en grande détresse les médisants

Morgane : et les espions menteurs qui rabaissent joie et jeunesse car pour vous que j’aime plus que tout au monde

Viviane : ils vous ont fait partir et vous éloigner de moi à tel point que si je ne puis vous voir ni vous regarder j’en meurs de douleur,

Morgane : de colère

Viviane : et de rancœur.

Morgane  : Ceux qui me blâment de mon amour pour vous

Viviane : ou veulent me l’interdire ne peuvent en rien rendre mon cœur meilleur

Morgane : ni faire croître encore mon doux désir de vous non plus que mon envie,

Viviane : mes désirs,

Morgane : mon attente et il n’y a pas un homme,

Viviane : fût il mon ennemi que je ne tienne en estime si je l’entends dire du bien de vous,

Morgane mais s’il dit du mal, tout ce qu’il peut dire ou faire ne me sera jamais plaisir.

Viviane : N’ayez pas de crainte, bel ami qu’envers vous je n’aie jamais le cœur trompeur ni ne vous délaisse pour quelque autre amoureux,

Morgane : même si cent dames m’en priaient, car mon amour pour vous me tient en sa possession,

Viviane : et veut que je vous consacre et vous garde mon cœur ainsi je ferai, et si je le pouvais être mon cœur, tel l’a qui jamais ne l’aurait.

Morgane : Ami, j’éprouve tant de colère et de désespoir de ne pas vous voir que lorsque je pense chanter,

Viviane : je me plains

Morgane : et je soupire

Viviane : parce que je ne puis faire avec mes couplets ce que mon cœur voudrait accomplir. »

Morgane : Clara d’Anduza, poème adressé à son amant, le troubadour Huc de Saint Circ, très beau Viviane.

Guenièvre : Merci, c’est beau.

Arthur : ces femmes et leurs troubadours, c’est pas eux qui les font manger !

Les garçons restent bouche bée.

Karadoc : Pas mal !

Perceval : oui, vraiment pas mal !

Arthur : oui, jsais plus quoi dire.

Il applaudit et tous les hommes applaudissent.

Arthur : ah le voilà notre Merlin ! Et bien, que faisiez-vous, on vous attendait.

Merlin : ah bon ? Jsavais pas.

Arthur : vous voyez pas dans les pensées ?

Merlin : si, mais quand elles arrivent elles sont parfois transformées.

Arthur : comment ça ?

Merlin : ben oui, l’autre jour, j’ai lu dans la pensée de Karadoc.

Karadoc : ah ? Et ?

Merlin : et bien, quand elle m’est arrivée, c’était comme une pensée floue, j’entendais que « hein, hein, hein, hein »

Karadoc : ah oui je me souviens

Arthur : de quoi ?

Karadoc : de hein, hein, hein, hein, c’était ma pensée du réveil.

Arthur : (levant les yeux au ciel) : pas d’un éveil, c’est sûr !

Karadoc : bravo Merlin, c’était ma pensée exacte.

Merlin : allons à la tour de Notre Dame de Coeuilly.

Scène 5 : Karadoc, Arthur, Guenièvre, Perceval, Morgane, Merlin, Viviane. La tour.

Merlin : ah, alors pour le graal, j’ai peut-être un truc.

Arthur : ce serait pas mal. C’est un peu ce qu’on vous demande.

Merlin : mais ça dépend.

Arthur : de quoi ?

Merlin : j’aurais un verre d’hypocras après ?

Arthur : après quoi ?

Merlin : après mon sort

Arthur : ça dépend

Merlin : de quoi ?

Arthur : si le sort marche

Merlin : ah zut

Arthur : vous êtes druide ou quoi ?

Merlin : ah oui, zut

concentrez-vous !

Perceval et Karadoc : Nous ?

Merlin : Oui, mettez-vous en demi-cercle autour de moi. Et répétez gri gri pendant que je sors mon gri gri

Arthur : Ah oui sa fameuse dent de requin ! quelle calamité !

Merlin s’embrouille, cherche dans ses poches pendant que les autres se parlent entre eux et se chuchotent des trucs.

Arthur : alors ça vient ?

Merlin : je l’ai trouvé.

Merlin fait des tas de gestes avec son gri gri qui durent et prononce des phrases niaises :

Merlin : le marron est chaud.

Arthur : alors quoi ! Et ce sort !

Merlin : une seconde ! Manipuler une dent de requin ou une dent de furet, c’est pas tout à fait la même chose !

Perceval : une dent de furet ?

Karadoc : c’est poilu une dent de furet ?

Arthur : Mais c’est pas votre dent de requin votre truc !

Merlin : j’ai pris ce que j’ai trouvé, figurez-vous ! Estimez-vous déjà heureux que je sois tombé sur un furet mort en venant et que j’aie réussi à lui ôter ses chicots sans vomir !

Arthur : arrêtez de discutailler et balancer votre sort !

Merlin : j’y arrive pas ! c’est pas la bonne dent ! Désolé.

Merlin : Attendez ! Y a un truc la dedans !

Merlin sort un sac de post it

Perceval : bah c’est quoi ?

Karadoc : bah tu vois pas ? Des messagers collants.

Perceval : collants ?

Arthur : ça s’appelle des postillons

Guenièvre : des postillons collants ? Ça sert à quoi ?

Arthur : A coller, non ?

Guenièvre : ah, oui, pas bête.

Merlin : (ferme les yeux et commence à enfouir la main dedans) je vais vérifier quelque chose

Karadoc : bah quoi ?

Merlin : s’il n’y a pas un mauvais sort dedans.

Arthur : non, pas la peine Merlin, vous risquez d’y mettre le feu sans faire gaffe, je vous connais. Donnez le sac.

Merlin : après tout je m’en fiche, à vos risques et périls

Arthur : justement. Viviane, Morgane et Guenièvre, que vos charmantes mains de damoiselles piochent un postillon.

Elles prennent chacune un post it.

Arthur : Morgane, lisez le vôtre.

Morgane : « qui m’aime me suive »

Karadoc : mais c’est la devise des Chevaliers de l’ordre de la toison d’or.

Perceval : mais ils sont où ?

Karadoc : c’est vrai ça, pas un chevalier toisonné d’or à l’horizon

Arthur : mais non, ça doit être un message codé

Arthur : Viviane, à vous

Viviane : « Qui s’y frotte s’y pique»

Perceval : encore une devise

Karadoc : celle des ducs d’Orléans

Merlin : oui, ils avaient adopté le porc-épic comme emblème.

Arthur : et alors ?

Merlin : je préfère une dent de furet au dent de porc épic

Arthur : et alors ? Guenièvre, à vous.

Guenièvre : « A l’heure de la ripaille, à la taverne, piétonnez »

je connais pas comme devise, encore un duc, un chevalier ou non, peut-être un joli troubadour au pied d’une fleur qui pleure et … (Arthur l’arrête dans sa lancée poético)

perceval : connais pas cette devise

Karadoc : moi non plus

Arthur : bande de naze, on repart à la taverne ! C’est écrit dedans !

Les filles partent bras dessus bras dessous et Morgane récite à Guenièvre la suite du poème. Guenièvre répète phrase après phrase. Et Viviane reprend.

Près de l’occulte source, cette feuille étourdie
Cadavre au vent s’envole, emportée, alourdie
Happée par le destin du malin invisible

La muse avec douceur, effleure son ami
Qui s’ennuie de ces arts et feint d’être endormi
Allons marcher dit-elle, nul n’est imputrescible.

Scène 6 : Karadoc, Arthur, Guenièvre, Perceval, Morgane, Merlin, Viviane. La taverne.

Viviane : savez-vous que la poésie des troubadours s’inspirent de la poésie arabe ?

Morgane : Halte, et pleurons au rappel d’une aimée, d’un camp

Au déclin de la dune entre Dakhoul, Hawmal,

Viviane : Toûdih et Miqrât, dont la trace ne s’efface

Grâce à la navette des vents, du sud, du nord.

Morgane : Mollement sur ses bords le vent afflue

la brise l’a vêtue du frou-frou d’une robe traînante.

Viviane : Mes amis, arrêtant là sur moi leurs montures,

Diront

Morgane : «de chagrin, point ne te consume

Assume »

Viviane : Laisse aller loin le passé son chemin

Morgane : A l’épreuve du jour, imprévue, fais donc face

Viviane : Je m’y suis arrêté, attendant que régresse

Ma triste cécité, à son désir commise.

Morgane : Ma guérison serait une larme versée.

Guenièvre (inspirée) : Mais trace qui s’efface, est-ce le lieu de gémir

?

Arthur : qu’est ce qui lui arrive ?

(tout le monde reste émerveillés, bouche bée…)

Arthur : oh tavernier, il y a rien pour nous ?

Le tavernier lui tend le parchemin

Arthur (lisant le parchemin): « Moi, Dame Coeuilly, je déclare la paix dans mon royaume pour l’éternité. 

Mangez, parlez et buvez en paix et que le respect de chacun soit avec vous. »

tous en choeur chantent, boivent… et saluent.

Ni dieu, ni maître, ni état… (ça, on peut pas trop le dire…)

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