la femme en rond

Et boit du fer la femme en rond dans la coupe androgyne et se saoule de points interrogés au mur devant traversant le rouge de ses draps trop sages juste un rond point d’interrogations à larmes tirées blanches et opaques à sembler être oubliée par une vaine idée masculine parce que le soir elle embrasse seule un rayon de soleil et pointe son doigt ignoré vers le feu d’un homme qu’elle ne croisera pas et ses mains se cassent en cueillant un seul brin d’herbe dressé en étalon sur l’accoudoir de son fauteuil vert défoncé et puis elle verse son eau au-delà du ciel rejoignant les fontaines alarmées par le désert des robes soulevées d’un vent chaud masculin et elle n’ose plus inspirer cet air qui la ferait danser alors elle s’étale en rond et son chat se pose sur elle. Elle croise ses doigts, puis les répare. Et boit de la rouille la femme en rond.

putain

« Putain »

c’est le titre.
18 ans de messe.
Notre Père et Je vous salue Marie revisités par mes soins.
Un enregistrement antique, le lien :  putain

Nos pères, nos hommes, nos fils qui êtes aux cieux
Par ces guerres, vos corps sacrifiés
Que vos noms soient sanctifiés
Que le règne de la paix vienne
Que votre empreinte soit laissée sur la terre comme au ciel

Nos pères, nos hommes, nos fils qui êtes aux cieux
Par ces guerres, vos âmes sacrifiées
Donnez-nous aujourd’hui notre espoir de ce jour
Ne pardonnez pas nos offenses
Comme nous ne pardonnons pas,
A ceux qui nous ont offensés, torturés, tués

Nos pères, nos hommes, nos fils qui êtes aux cieux
Par ces guerres, vos esprits sacrifiés
Ne nous soumettez pas à la tentation de la vengeance
Mais délivrez-nous de la violence

Putain

Nous vous saluons, mères, femmes, filles pleines de grâce
Par ces guerres, vos corps esseulés
Vous êtes bénies entre toutes les femmes et le courage,
Fruit de vos entrailles est béni

Mères, femmes, filles pleines de grâce
Par ces guerres, vos âmes esseulées
Sainte guerre, guerre de Dieu, putain de guerre
Juste la guerre

Nous vous saluons, mères, femmes, filles pleines de grâce
Par ces guerres, vos esprits esseulés
Ne priez pas pour nous pauvres pêcheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Putain

l’enfant s’évada

L’enfant s’évada. il courait si librement qu’il en perdit le son de la clé de sa cellule.

il se retourna et cracha derrière lui si fort qu’il tomba sur ses fesses sur le bitume sur les pas des hommes sur la haine toujours sûr de lui de ne jamais devenir un homme.

L’enfant se releva. Au dessus de sa tête il vit une couleur perdue si loin si bleue si seule si pleureuse qu’il pleura de joie d’être encore un enfant. Il leva le bras très haut pour saluer son présent de sa présence.

L’enfant savait. Ce que les hommes ne savent plus. L’enfant savait que le ciel était bleu.