le non éloge

 

A tous ces pourris, la gueule ouverte de mots de bois
je lève mon verre de colère
trinquent les sans-abri errant de pavé choc en carton chic
attendant de crever la gueule fermée

A tous ces pourris, les bras ouverts d’armes d’acier
je lève mon verre d’un doigt d’honneur
trinquent les mômes orphelins, les veuves errant de corps choqués en âme pillées
attendant de pleurer les prochains morts

A tous ces pourris, le coeur ouvert d’images endiablées
je lève mon verre d’un poing de rage
trinquent les sans-papiers errant de sols hostiles en terres instables
attendant de souffrir d’un exil incessant

A tous ces pourris, je lève mon verre d’un non-éloge

 

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