liberté égalité fraternité

 

Liberté, premier mot de la devise républicaine, la liberté.

La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui. Elle a pour principe la nature, pour règle la justice, pour sauvegarde la loi.

Eau lucide, enfouie sous la boue noire du pouvoir, que l’océan de liberté déborde sur la rondeur de notre planète.

Peuple sans territoire compacte, les Roms n’ont jamais eu de revendications territoriales, mais sont liés par une conscience identitaire, une origine, une culture et une langue commune. Le mot rom vient du sanscrit « domba »qui signifiait artiste, artisan, qui créé de son esprit, de ses mains.

Egalité, deuxième mot de la devise républicaine, l’égalité. Tous les hommes sont égaux par nature et devant la loi. L’égalité n’admet aucune distinction de naissance, aucune hérédité de pouvoir.

Rayons de feu enlacés de fer, brillant de haine, que les volcans de l’égalité se réveillent et brûlent les chemins de l’argent.

Tous les régimes totalitaires ont commencé par mettre en prison les opposants politiques pour dégager le terrain. Ensuite, ils s’en prirent aux populations « faibles », qui n’ont plus le droit de vivre dans un état « fort », les fous, les handicapés physiques et les roms. La première chose consiste à désigner ces populations collectivement puis à déchoir ces gens de leur nationalité. Ensuite, les criminaliser.

Fraternité, troisième de la devise républicaine, la fraternité. Ne faites as à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fit, faites constamment aux autres le bien que vous voudriez recevoir.

Soleil bleu de notre terre de honte, que les vents de la fraternité se déchaînent et emportent la paix de nos conscience.

Les régimes fascistes entendent faire de la nation une communauté unique rassemblée derrière un seul homme. rejetant les droits de l’homme, ils s’accompagnent d’un état policier fort et sécuritaire, de méfiance envers les étrangers et d’une politique réactionnaire. Les racistes d’état savent qu’ils sont impunis.

Liberté, égalité, fraternité. N’oubliez pas ces trois mots de la devise républicaine, monsieur le président de notre république.

Je déclare la déchéance de nationalité à ce président de notre république.

 

 

 

 

 

 

le non éloge

 

A tous ces pourris, la gueule ouverte de mots de bois
je lève mon verre de colère
trinquent les sans-abri errant de pavé choc en carton chic
attendant de crever la gueule fermée

A tous ces pourris, les bras ouverts d’armes d’acier
je lève mon verre d’un doigt d’honneur
trinquent les mômes orphelins, les veuves errant de corps choqués en âme pillées
attendant de pleurer les prochains morts

A tous ces pourris, le coeur ouvert d’images endiablées
je lève mon verre d’un poing de rage
trinquent les sans-papiers errant de sols hostiles en terres instables
attendant de souffrir d’un exil incessant

A tous ces pourris, je lève mon verre d’un non-éloge

 

Rose d’éros

Rose d’éros

 

parfum d’homme
inspire-moi
huile de nos envies essentielles
encense-moi

pétales rougies osant rêver l’image
frémissante de la nudité
ne m’effeuille pas

sur tes épines,
je pose mes larmes de désir
rosée d’un sourire
ne m’écorche pas

juste m’enivrer,
de ton eau bouillonnante

 

une fleur

une rose d’éros pétales rougies

 

une pensée

rêver l’image frémissante

 

une folie

s’enivrer d’un parfum d’homme

 

une émotion

poser une larme de désir sur son épine

 

une fin

rosée d’un sourire écorché

 

Rivalités de rives

Rivalité de rives

 

 

Rives antiques honorées

Gouttes envoûtées par ces nymphes guérisseuses :

Naïades protectrices

Gouttes enviées longeant le pas des ces hommes offrant :

Agneau, vin, miel en sacrifice

Gouttes vénérées par conseil d’Hésiode

Et mains lavées de cette eau aimable et blanche

avant toute traversée

 

 

Rives actuelles déshonorées

Gouttes souillées par des statues fluides et pleureuses :

Usines déversant

Gouttes en dérive longeant les pas de ces hommes, polluant

Molécules    affligées          sacrifiées

Gouttes foulées aux pieds

Et mains incrustées de tâches inhumaines et grises

 

Rivalité désarmée par le temps

Larmes     salées

Trouble

ondes           amères

courant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

petite soeur

Petite sœur

 

Chère petite chair meurtrie

Tu longes le chemin de tes défis

Tu songes au passé sombre

Tu plonges dans l’envie de ton ombre

 

Petites bulles de rêves endoloris

Envolez-vous vers ma petite sœur

Entre crève-cœur et rêve cœur

Il n’y a qu’un c. arrachez-lui

 

Chère petite chair délaissée

Je te sillonne en douces idées

Je te pense au présent vif

Je te jaillis de ton récif

 

Petites bulles de rêves endoloris

Envolez-vous vers ma petite sœur

Entre crève-cœur et rêve cœur

Il n’y a qu’un c. arrachez-lui

 

Chère petite chair adorée

Frôlons-nous de notre double psyché

Inspirons-nous du sang ancien

Rêvons de petites bulles de rien

homme studio

Homme studio

il marche sous le clair de lune entre ses quatre murs blancs

il jette contre l’un quelques éclats de mots à vif

son verre de bière se renverse et rougit d’indécence

le papier noirci assassine l’âge libre de l’enfance

le temps d’un clin d’œil à l’infinitif

et le verbe devint arrière plan

 

 

velouté de sons vole en carré

de lignes infinies en intention vocale

se cogne sous la robe d’une liqueur assoiffée

volupté de touches sentimentales

se dresse debout dans la rondeur de la nuit

l’organe à demi-nu sans un bruit

 

il se lève sous un sombre rayon d’encre entre trois idées grises

il ramasse au pied de ses murs les cendres de son interrogatif

sa cravate de soie se ternit et se plie d’innocence

le papier meurtri enivre l’âge serein de la souffrance

le temps d’un passage à l’impératif

et le verbe en second plan se brise

 

velouté de sons vole en carré

de lignes infinies en intention vocale

se cogne sous la robe d’une liqueur assoiffée

volupté de touches sentimentales

se dresse debout dans la rondeur de la nuit

l’organe à demi-nu sans un bruit

 

il s’allonge sous une chair féminine entre deux seins translucides

il caresse le long de son mur les fantasmes ruisselants

son drap de fer s’insurge et s’absorbe d’extensions

le papier libéré assouvit l’âge froid de la tentation

le temps éclaire l’aveu acide

et le verbe se pose en premier plan

 
velouté de sons vole en carré

de lignes infinies en intention vocale

se cogne sous la robe d’une liqueur assoiffée

volupté de touches sentimentales

se dresse debout dans la rondeur de la nuit

l’organe à demi-nu sans un bruit

 

 

il s’endort sous une ombre humide contre un rien arrogant

il rêve au sommet de son mur en sang

son corps coloré d’ocre se rend à l’âme émue

le papier froissé achève les rêves de courbes ondulantes

le temps s’efface en une absence  blessante

et le verbe fut

 

je interdis

Je interdis

 

JE INTERDIS-TOI – TU T’INTERDIS LE JE – JE M’INTERDIS LE TU

NON SENS – SENS INTERDIT – MOTS INTERDITS – MOTS INSENSES

 

Récits de non-dits – Soupir d’un silence

Je me tais de ta liberté, femme permise que tu es

Fable de non droits – Silence en soupir

Tu te tais pour ma liberté

Homme interdit que je suis et que je hais

Embarras de vie seul à seule.

Non au retour au non lieu de l’amour

Gêne d’un je t’aime – face à face

Lieu de non-retour de l’amour, au nom de toi

 

JE INTERDIS-TOI – TU T’INTERDIS LE JE – JE M’INTERDIS LE TU

NON SENS – SENS INTERDIT – MOTS INTERDITS – MOTS INSENSES

 

Outrage du passé – regards d’un corps

Je m’aveugle de ta peau, femme déchirée que tu es

Fragilité du présent – corps en regard

Tu t’aveugles de ma peau

Homme déchiré que je suis et que je hais

Intermittence de vie – dos à dos

Non au vu du commun d’une union

Double vie – en vis-à-vis

En vue d’une communion de corps, au nom de l’esprit

JE INTERDIS-TOI – TU T’INTERDIS LE JE – JE M’INTERDIS LE TU

NON SENS – SENS INTERDIT – MOTS INTERDITS – MOTS INSENSES

 

Crie contre tu – accord d’un désaccord

Je m’éloigne de ton devenir, femme délibérée que tu es

Hurlement contre je – désaccord en accord

Tu t’éloignes de mon devenir

Homme délibéré que je suis et que je hais

Rituel de l’alliance – en tête à tête

Non à l’ascension en voie de l’aliénation

Lien en huit clos – deux à deux

Ascension d’un espoir né en voie de mort, au nom de nous

dissonnance – harmonie

Dissonance-Harmonie

 

Une ville. Une place. Des pavés.

Une famille. Des parents. Deux femmes.

Sur ces pavés, des lèvres de l’une, s’élève un soupir.

Sur ces pavés, des lèvres de l’autre, perce un éclat de rire.

 

Dissonance-Harmonie

 

Une cité. Deux appartements. Deux pièces.

Une famille. Des parents. Deux petites filles.

Une chambre. Un lit. Un livre d’école.

Des yeux de l’une, gravité des pages noircies de mots.

Des yeux de l’autre, clarté de l’encre sur ces pages blanches.

 

Dissonance-Harmonie

 

D’une pièce, éclatent des cris perçants.

Mélodie d’alcool englouti,

Accordée d’une télé allumée.

Dissonance d’une naissance

 

D’une pièce, s’envolent des chuchotements.

Air de vie enchanteur,

Accentué de notes de gaieté.

Harmonie d’une vie

 

Une ville. Une place. Des pavés.

 

 

dans la peau de l’âme

Texte paru chez Hélices poésie et CD « chansons solaires »

héliopolis

 

Dans la peau de l’âme

Les humains nous devinent immortelles

Nous, peuple des âmes,

Nous avouons notre secret errant

Mais la pensée humaine se méprend :

Nous sommes homme ou femme

Aimez contre destin, désirez à toute volée

Les humains nous affirment éternelles

Dans leurs esprits, nous nous déplaçons

nous déroutons leur unique raison

Nous tissons leurs idées en rond

bousculez l’avenir, marchez contre ordre

Les humains nous imaginent fidèles

Nous échangeons leurs corps en vie

D’un simple coup d’état d’âmes

oubliant sans peine un corps engourdi

détrônez les piliers, armez vous d’âme